Mystère musical

Samedi 25 octobre 2008

Vladimir Jankélévitch note à propos de la musique une forme de seuil : celui du mystère, de l’inexprimable qui renvoie au travail sans fin, inlassable, inépuisable du langage pour dire ce qui ne peut se dire ou se dire que par allusion, suggestion, allégorie, métaphore.
Le mystère musical, écrit-il, n’est pas l’indicible, mais l’ineffable. C’est la nuit noire de la mort qui est l’indicible, parce qu’elle est ténèbre impénétrable et désespérant non-être, et parce qu’un mur infranchissable nous barre de son mystère : est indicible, à cet égard, ce dont il n’y a absolument rien à dire, et qui rend l’homme muet en accablant sa raison et en médusant son discours. Et l’ineffable, tout à l’inverse, est inexprimable parce qu’il y a sur lui infiniment, interminablement à dire: tel l’insondable mystère de Dieu, tel l’inépuisable mystère d’amour, qui est mystère poétique par excellence.

Blague ?

Vendredi 24 octobre 2008

Suite à une dispute, un couple ne se parle plus.
Aucun ne veut rompre le silence.
Soudain le mari se souvient qu’il doit se lever à 5:00 du matin pour prendre l’avion en vue d’un rendez-vous d’affaires très important.
Il prend alors un bout de papier et écrit : “STP, réveille-moi à 5 heures, je dois prendre l’avion”, et le place bien en vue.
Le lendemain, il se réveille à 9h ; furieux.
Il se lève et aperçoit un papier sur sa table de nuit sur lequel il lit “Il est 5h, lève-toi”.

Voila où peut mener le déficit de communication et certains malentendus.
Finalement, je ne trouve pas cela drôle.

Ouf

Vendredi 24 octobre 2008

Jeudi soir, pressée comme d’habitude, je traverse le rond point en serrant de près quelques voitures.
A 50 km/h néanmoins, pas crainte des radars.
Le regard vers l’avant, je ne vois pas tout de suite le mot “police” inscrit sur le pare soleil, ni la petite lumière bleue qui clignote à l’intérieur de la voiture qui me suit.
Une voie de bus plus loin, j’obtempère à la demande de me garer. Avec un sourire figé, je donne mes papiers.
Pendant les vérifications d’usage, je pense au montant et au paiement de l’amende. Zut !
Puis, j’entends : “Allez, on peut dire que vous êtes dans un bon jour, rentrez bien.”
Dans ce climat de crise financière, tous mes jeudis ne sont donc pas des jeudis noirs.
Ouf !

Vite sur Arapao

Mardi 21 octobre 2008

Je vous invite à allez sur le blog de Lionel où vous découvrirez la traduction française du discours d’Obama au Waldorf-Astoria.
Voici le lien : http://arapao.com/

Bonne lecture.
N’hésitez pas non plus à visionner la version originale qui figure également sur le site.

La porte de l’infirmerie

Lundi 20 octobre 2008

J’ai découvert aujourd’hui la porte de l’infirmerie de l’immeuble ultra moderne dans lequel je travaille.
Atteinte de nausées, de vertiges, et étant devenue livide après avoir perdu l’équilibre, j’ai été accompagnée au service médical.
Soutenue par des bras solides, pressée de pouvoir m’allonger après être obligée de parcourir près de 150 mètres de couloirs, me voici devant la porte de l’infirmerie.
Deux chaises mal rangées encombrent le passage, une odeur désagréable innonde la minuscule entrée.
Et, un magnifique et grand panneau indique : FERMEE JUSQU’A 13H30. De belles lettres en couleur, soulignées.
Un numéro d’appel ? Une indication en cas d’urgence ? Non.
Il est 11h30. Je vascille à nouveau.
Finalement, il ne restait plus que 200 mètres jusqu’au parking. Là, j’ai pu m’étendre dans ma voiture.
Qui m’aurait dit qu’un jour, elle servirait d’ambulance.
Je n’ai pas pu reprendre le volant.
Tant mieux, je ne voulais pas que cette auto se transforme en corbillard.